Bruno Colmant à l’Athénée ou l’école dévote du capitalisme.

Dans le cadre du 70e anniversaire de leur établissement, la direction et le comité de l’Amicale des Anciens et Amis de l’Athénée royal d’ATHUS (ARA) invitent le professeur Bruno Colmant que l’on cite :

« Aujourd’hui, les États européens sont écartelés entre des engagements sociaux impayables* et des marchés qui leur échappent.
Des courants populistes rejettent les dirigeants qui n’ont pas protégé leur population vieillissante contre ces forces de marché.
Relayés par les réseaux sociaux et radicalisés par des embrasements politiques, ils pourraient fissurer le modèle social-démocrate européen et conduire à des chocs sociaux et politiques d’une envergure désespérante ».

« Membre de l’Académie Royale de Belgique, Bruno Colmant est docteur, professeur d’université, financier, fiscaliste et économiste. »

 

Les organisateurs le présentent de ce raccourci plein d’omissions. L’école ne peut pas faire mieux allégeance au libéralisme de ce pseudo expert, mais véritable aficionado du capitalisme bancaire. l’Athénée royal oublie de mentionner ses autres « qualités » :

  • Il est directeur financier d’ING Belgique et administrateur délégué d’ING Luxembourg, directeur de cabinet de Didier Reynders.
  • En 1999, il invente les biens connus et inéquitables intérêts notionnels.
  • À partir de 2007, il est président de la Bourse de Bruxelles et membre du comité de direction de NYSE Euronext.
  • En 2009, il est nommé Deputy Chief Executive Officer de Ageas (l’entreprise d’assurances scindée du groupe Fortis) dont il devient conseiller académique à partir de 2011 jusqu’en 2015.
  • La même année, il rejoint le bureau bruxellois du cabinet de conseil stratégique Roland Berger Strategy Consultants. Il devient associé responsable des services financiers.
  • En 2015, il est nommé manager mondial des services financiers du groupe Roland Berger. Ensuite il rejoint la banque Degroof Petercam au titre de responsable de la recherche économique.
  • Conseiller d’entreprises, il est également administrateur de l’établissement coté Brederode, du groupe UNIBRA et de l’Union wallonne des entreprises (UWE).

Désespérante dérive d’une école qui a su, en ses heures de gloire, instiller l’esprit critique et d’ouverture aux enfants de métallurgistes ; un institut qui, maintenant, (s’auto) formate la jeunesse aux desiderata des milieux financiers de la place de Luxembourg…


* mise en évidence par nous

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