Succès pour le premier « Café Palestine » à Arlon.

Communiqué ABP, antenne du Luxembourg

Plus de 40 personnes au premier « Café Palestine » ce mercredi 1er février à ARLON

À l’initiative de l’antenne du Luxembourg de l’Association Belgo-Palestinienne (ABP-Lux), se tenait dans les locaux du CAL d’Arlon, partenaire de l’activité, le premier « Café Palestine » sur le thème « Vivre à Gaza en 2017 ». Pour animer ce « café-débat », l’ABP-lux avait invité plusieurs réfugiés Palestiniens, originaires de Gaza, et habitant aujourd’hui la province de Luxembourg.
Ceux-ci ont livré un témoignage émouvant de leur vécu à Gaza, vu leur présence sur place au cours des trois guerres menées par Israël. La Bande de Gaza (une bande de 40 kms de long sur 12/14 kms de large, soit 360 km2), fut décrite comme le théâtre d’un d’un pays où plus aucune activité économique n’est possible. Alors qu’il avait 15 ans et était au lycée, l’un des témoins raconte les premiers bombardements de 2008, sans annonce ou coups de semonce. Effrayant pour des enfants en classe. Mais c’est surtout la troisième guerre de 2014 (durant laquelle 2251 Palestiniens —dont 1462 civils parmi lesquels 551 enfants— et 73 Israéliens —dont 6 civils— ont perdu la vie. 11231 Palestiniens, dont 3.436 enfants, ont été blessés) qui a laissé le plus de souvenirs noirs aux témoins : la faim (la guerre a duré 51 jours, durant lesquels Israël tirait sur tout ce qui bougeait), la recherche de lieux sûrs, la mort sous les bombardements de membres de la famille, parfois d’une famille entière de 12 personnes, écrasée sous le poids de leur maison. Le ressenti était clairement une la volonté de détruire à tout prix. C’est ainsi que toujours du côté palestinien,18.000 maisons, 73 établissements médicaux et la plupart des infrastructures sanitaires et hydrauliques, mais aussi des entreprises privés (petites usines, fermes, magasins, garages,etc) ont été détruits. 500.000 personnes ont été déplacées, et 100.000 sont toujours sans abri. « Il nous reste deux bonheurs aujourd’hui à Gaza : réussir son baccalauréat, et se marier. Hors de cela, plus de plaisirs, plus d’espoir ». Selon certains participants présents, il semble qu’Israël, au travers de son blocus, pratique une politique qui pourrait être qualifiée de « sociocide », soit la volonté de voir disparaître petit à petit un peuple ,ses racines, sa culture, son passé, son histoire. Les réfugiés ont remercie notre pays pour l’accueil qui leur a été réservé, et le statut de « réfugié«  accordé. Ils espèrent refaire leur vie ici : où aller, sinon, si les portes de pays libres se ferment ?

Le prochain « Café-Palestine » se tiendra à Marche- en-Famenne, le mardi 21 février à 20h00, à la Maison de la Culture, où sera accueillie Nabila, une femme peu ordinaire qui brave les interdits et se dépense sans compter pour son village, Beit Lahiya, (Bande de Gaza), et pour ceux qui vivent toujours dans des caravanes depuis la dernière agression israélienne de 2014.
Pour tout renseignement :
Eric Jurdant – Groupe ABP Luxembourg – 0475/500 778 luxembourg@abp-wb.be www.association-belgo-palestinienne.be

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