LA VIE AVANT L’ARGENT 

« Les grottes, ça rapporte à la commune de Rochefort ? ». Seulement quelques tickets de parking payant quand les places à squatter au cœur du village ne sont plus libres. Aucun bénéfice pour les habitants malgré des « centaines de milliers de visiteurs chaque année » (N.C., « La grande et la petite histoire des grottes »,  Vers l’Avenir, 2 nov. 2017). Ceux-là sont néanmoins mis à contribution : bruit, cris, pollution, chute de la valeur du patrimoine immobilier, sans contrepartie de réduction de taxes ou décimes additionnels. Ils financent même les poubelles que les touristes ne parviennent pas à viser.

Peu d’alternatives pour eux : préparer son baluchon ou transformer les habitations traditionnelles en gîtes pour touristes (tout le contraire de la politique batave soucieuse de la population).

Un système qui enrichit uniquement les actionnaires assoiffés de dividendes au détriment de l’environnement et de l’humain (nature envahie, privatisée, qualité de l’air altérée, cadre de vie détruit) ne peut perdurer. A Barcelone, Venise, Palma de Majorque, Svar, des voix s’élèvent contre les invasions de masse. La pression de visiteurs ramenée au nombre d’habitants n’est pourtant pas plus importante.

Les Durbuysiens envahis de manière perfide se ressaisissent. Une banderole « LIFE BEFORE MONEY » informe les flâneurs. A aller voir sur place ? Pas nécessairement.

Josiane Meunier Han-sur-Lesse

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