Jacques Hardy, une des figures les plus marquantes du syndicalisme disparaît


Victime d’un accident de bûcheronnage, transporté ce mardi 15 janvier dans un état quasi désespéré à l’hôpital Marie-Curie de Charleroi, il y est décédé le 28 janvier. L’ancien permanent du SETCa et président de la FGTB namuroise avait 80 ans. C’est une des figures les plus marquantes du syndicalisme qui disparaît.

Dans les années 70 et 80, on ne voyait que lui. Il était de toutes les luttes. Il les menait de façon percutante. On se souvient de la sidérurgie à Athus, l’occupation de l’Ambassade du Grand-Duché à Bruxelles, de la Générale de Banque à Arlon, de son centre informatique à Villers-le-Bouillet, etc. …

À chaque fois, il mettait du panache et de l’originalité dans ses combats. L’homme était éloquent, inventif et tenace.

Les métallurgistes du Sud-Luxembourg se remémoreront ses batailles, souvent conduites avec son collègue Michel Poncelet de la CNE.

Son combat syndical, il voulait le porter au niveau politique avec son projet « cogestion par objectifs ». Son adhésion au PS fera long feu…

Pour être une véritable figure emblématique de la FGTB, Jacques Hardy n’en était pas moins un électron libre; il n’hésitait pas à défendre des idées pas nécessairement populaires dans le monde syndical; ses initiatives le faisaient comparaitre plus souvent qu’à son tour devant les tribunaux. « Ça fait partie des risques », disait-il.

occupation ambassade Grand-Ducale Bruxelles


À lire : Jacques Hardy : Robin des Bois ou Don Quichotte écrit par son épouse Marie de Berry aux éditions CPE http://www.cpe-editions.com


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